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Le paludisme

Le paludisme est une maladie parasitaire (parasites
du genre Plasmodium) transmise par des moustiques femelles du genre
anophèle piquant surtout à la tombée de la nuit. Il existe en Afrique
quatre principaux types de Plasmodium dont un seul est mortel
(Plasmodium falciparum). Les sujets non immuns (expatriés, voyageurs,
enfants de moins de 5 ans, femmes enceintes) sont à risque de formes
graves de paludisme.

 

L’accès palustre grave à Plasmodium falciparum a une
incubation toujours supérieure à 7 jours (moyenne de 10 jours) et
presque toujours inférieure à 2 mois. Cependant 3% des paludismes à
Plasmodium falciparum sont encore observés au-delà des habituels 2 mois
suivant le retour de voyage. L’accès de paludisme est une urgence
thérapeutique pouvant imposer un traitement avant confirmation du
diagnostic.

Il peut associer une fièvre élevée (40°C), un syndrome pseudo-grippal
(frissons, maux de tête, douleurs musculaires, fatigue, toux…) et des
troubles digestifs (nausées, vomissements, diarrhées…). 50% des cas de
paludisme se présentent avec des symptômes digestifs qui sont souvent
responsables d’un diagnostic tardif. Toute fièvre chez une personne qui
vit ou qui vient de séjourner dans un pays endémique est un paludisme
jusqu’à preuve du contraire et nécessite une consultation en urgence.
L’évolution d’un paludisme chez un sujet non immun peut être
imprévisible dans les 24 premières heures, même avec un traitement
adapté. En pratique courante le diagnostic biologique fait appel
à deux types de techniques : l’examen du sang par microscopie
(recherche d’hématozoaires sur frottis sanguin et goutte épaisse) et les
tests de diagnostic rapide (détection d’antigènes ou d’enzymes
parasitaires spécifiques).

La protection contre les piqûres de moustiques dès la tombée de la
nuit repose, entre autres, sur le port de vêtements longs et amples,
l’utilisation de répulsifs chimiques et de moustiquaires imprégnées
d’insecticides. La chimioprophylaxie vise
essentiellement à prévenir les risques d’infection à Plasmodium
falciparum. Il existe de nombreux schémas prophylactiques en fonction
des individus, des zones géographiques, des conditions et de la durée du
voyage. La chimioprophylaxie doit être adaptée notamment aux groupes
géographiques de chimiorésistance à la chloroquine : groupes 1, 2 et 3
(pays avec prévalence élevée de chloroquinorésistance). Avant toute mise
en route du traitement prophylactique, il convient de vérifier
d’éventuelles interactions médicamenteuses avec les traitements en cours
(notamment avec les anticoagulants AVK). Rappelons qu’aucun moyen
préventif n’assure à lui seul une protection totale et n’est efficace à
100%.

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